Aïkido : Quelques notions

IKKYO 一教

De son nom complet DAI IKKYO, littéralement « premier enseignement », on trouve parfois le nom UDE OSAE, immobiliser le bras, pour désigner cette technique.

Principalement issue de la technique de l’école DAITO « IPPON DORI », il s’agit à la base d’un mouvement servant à contrôler une attaque au katana alors qu’on est soi-même armé d’un sabre court.

En Aïkido, il s’agit d’une base sur laquelle se construit NIKYO, SANKYO, etc

SHIHO NAGE 四方投げ

Sans aucun doute le mouvement évoquant le plus l’usage du sabre. Inspiré de l’exercice SHIHO GIRI « coupe dans les quatre directions », SHIHO NAGE doit son nom au fait que cette technique permet de projeter aisément dans n’importe quelle direction.

Avec cette base en tête, il est possible d’établir de nombreuses variations techniques comme UDE KIME NAGE, KOSHI NAGE, etc.

IRIMI NAGE 入身投げ

Classique des techniques de projection (NAGE WAZA), ce mouvement doit son nom au fait qu’il illustre clairement le principe IRIMI « entrer dans le corps ». IRIMI peut se concevoir sous deux aspects: entrer chez l’autre et également inviter l’autre à entrer chez soi.

IRIMI NAGE est avant tout un exercice maître pour prendre le contrôle de l’axe du partenaire.

SANKYO 三教

Littéralement « Troisième enseignement », Dai sankyo de son nom complet.

Sa construction est largement basé sur l’utilisation du sabre court, on contrôle l’axe du partenaire au moyen de la chaîne articulaire du bras à la manière d’une arme courte.

Il s’agit d’une technique d’arrestation efficace et en aïkido, cela nous permet de travailler le sens de la coupe

UKEMI 受身

Traduit par le terme « brise-chute » lors de l’introduction du Judo en France, ce terme qui désigne plus largement que le fait de chuter, la capacité à protéger son corps, signifie « recevoir avec le corps ».

Cette technique permet de travailler le relâchement, la disponibilité, la mobilité, le sens du danger et de l’attention.

Tamura sensei disait à ce propos que c’était la première chose qu’on apprenait en aïkido, on apprenait à perdre pour mieux se relever. On dit souvent également que les meilleurs techniciens sont ceux qui ont pleinement développé les UKEMI.

Eric du Club d’Aïkido d’Evreux